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Bilan de 5 ans de contrôles : 2009-2013

Cinq ans après son démarrage, le contrôle obligatoire des pulvérisateurs dresse son bilan. Combien de contrôles ? Quelle est leur répartition ? Quels types de matériels ? Quels défauts ? Voici quelques informations sur ce premier cycle de contrôle, qui ne concernait que les appareils à rampe de plus de 3m et ceux destinés aux traitements des arbres et arbustes (y compris vignes).

Les organismes d’inspection et les inspecteurs

Depuis l’origine du dispositif, nous avons enregistré la création de 110 organismes d’inspection, dont 1 sous forme de réseau (41 membres à ce jour). Les créations sont bien sûr intervenues au démarrage du dispositif, avec 49 démarrages d’activité en 2009, 38 en 2010, 10 en 2011 et seulement 2 en 2012 et 6 en 2013.

Parallèlement, 11 organismes ont cessé leur activité (suspension provisoire ou arrêt définitif) : 1 en 2011, 5 en 2012 et 5 en 2013.

Le graphique ci-dessous montre la relative stabilité du nombre d’organismes depuis 3 ans.

 

 

Bilan 5ans Nb OI

La répartition géographique des organismes permet de couvrir l’intégralité du territoire. Tous les cantons de France sont potentiellement couverts : soit par la présence d’un organisme local, soit par l’existence d’un partenariat entre un représentant local (artisan rural, marchand de matériel, coopérative agricole, organisme professionnel, etc.. ) et un organisme à vocation régionale ou nationale. Cette dernière possibilité suppose davantage d’organisation : disponibilité moins bonne d’où, souvent, la nécessité de regrouper plusieurs matériels sur une même journée de contrôle afin de minimiser le coût du déplacement.

Signalons ici l’existence de 3 organismes ultra-marins : 2 en Guadeloupe (dont 1 qui couvre également la Martinique et la Guyane) et 1 sur l’île de la Réunion.

Le nombre d’inspecteurs formés s’élève aujourd’hui à 297. Parmi eux, 218 sont encore en activité, ou potentiellement actifs (c’est-à-dire qu’ils sont employés par un organisme agréé, mais n’exercent que de façon occasionnelle : en cas de forte demande ou d’indisponibilité de l’inspecteur principal). Le graphique ci-dessous indique le nombre de personnes formées chaque année. Logiquement, le démarrage a nécessité de forts besoin en formation alors que les années 2011 à 2013 témoignent du besoin de renouvellement en personnel.

 

Bilan 5ans Nb Insp 

Les réalisations annuelles :

2009, année de démarrage est bien entendu au-dessous des autres avec à peine plus de 5 000 contrôles complets. La première année d’échéance arrivait à terme au 31.03.2010, ce qui a renforcé les réalisations de cette année-là. En revanche, 2011 et 2012 ont connu un net recul des réalisations, de façon peu explicable. 2013, avec un peu plus de 30 000 contrôles, est l’année « record ». Plusieurs explications à cela : tout d’abord, la fin du cycle de contrôle a mobilisé quelques retardataires (!), ensuite, la reconnaissance par l’Etat des opérations de diagnostics volontaires réalisés en 2007 et 2008 (validité de 5 ans dans le cadre obligatoire), a différé le passage au contrôle de plusieurs milliers de machines, enfin, le risque de sanctions accrues en cas de non-conformité du matériel a sans doute contribué à ce rebond.

Ainsi, au final, ce sont 127 755 contrôles, dont 111 000 contrôles complets, qui auront été réalisés au cours de ces 5 premières années.

Les réalisations annuelles sont donc les suivantes :

 

 

Type de contrôle

2009

2010

2011

2012

2013

COMPLET

5 062

28 184

24 853

22 890

30 267

CONTRE VISITE

521

2 382

3 119

4 671

6 025

Total général

5583

30 566

27 972

27 561

36 292

Géographiquement, ces contrôles ne sont pas répartis équitablement dans chaque département ! La diversité des productions, des systèmes d’exploitation font que le nombre de matériels présents peut varier fortement d’un secteur à l’autre. Ainsi, si en viticulture ou en arboriculture il est rare de constater des utilisations en commun, cela peut s’avérer très fréquent en zone de polyculture-élevage (dans certaines zones, la présence d’un matériel pour trois exploitations est constatée). Que ce soit sous forme de copropriété, d’entraide, de Cuma ou de prestations de services par entreprises spécialisées, ces utilisations collectives limitent le nombre d’appareils présents. Par ailleurs, le taux de renouvellement des appareils est très variable selon la structure des exploitations (voir rubrique « synthèses »).

Le tableau ci-dessous dénombre les contrôles réalisés, département par département. La carte permet de visualiser les zones où les réalisations ont été les plus nombreuses.

Dept

Nombre

 

Dept

Nombre

 

Dept

Nombre

1

891

 

34

1153

 

67

2628

2

1720

 

35

2303

 

68

1553

3

985

 

36

1232

 

69

1368

4

358

 

37

1610

 

70

584

5

216

 

38

1203

 

71

1268

6

15

 

39

551

 

72

1402

7

680

 

40

1795

 

73

296

8

944

 

41

1077

 

74

301

9

263

 

42

530

 

75

4

10

1898

 

43

531

 

76

1329

11

1036

 

44

1185

 

77

1086

12

796

 

45

1509

 

78

286

13

505

 

46

840

 

79

1677

14

993

 

47

2328

 

80

1212

15

195

 

48

100

 

81

1616

16

2531

 

49

2533

 

82

1555

17

3070

 

50

1156

 

83

535

18

999

 

51

3763

 

84

1785

19

480

 

52

728

 

85

1343

21

1452

 

53

1989

 

86

1597

22

2754

 

54

873

 

87

644

23

654

 

55

943

 

88

434

24

1430

 

56

1994

 

89

1464

25

305

 

57

1075

 

90

82

26

1702

 

58

634

 

91

352

27

970

 

59

1654

 

92

4

28

1635

 

60

953

 

94

13

29

2508

 

61

1071

 

95

171

30

1063

 

62

1952

 

971

24

31

1410

 

63

929

 

972

32

32

2307

 

64

2077

 

974

18

33

4261

 

65

590

 

2A

12

     

66

299

 

2B

139

Bilan 5ans Fr 5ans

Les résultats des contrôles : Le taux de contre-visite

Globalement, au cours de ces 5 années, le taux de contre-visites demandées s’élève à 19,3%. Toutefois, les consignes de notifications des défauts n’ayant pas été suffisamment claires au démarrage du dispositif, ce taux a varié en 2010-2011 pour s’établir désormais autour de 22 à 23% depuis 2011.

Il convient également de signaler que ce taux est toujours plus faible pour les appareils destinés aux cultures basses : 21,9% sur les saisons 2012-2013, alors qu’il atteint 25,1% pour les appareils destinés aux traitements des arbres ou arbustes.

Les résultats des contrôles : Les principaux défauts constatés

Les protocoles de contrôle recensent 191 défauts différents (189 pour les appareils à rampe – 174 pour les appareils destinés à l’arboriculture ou la viticulture). Parmi ces défauts, 26 font partie des inspections préliminaires. Ainsi, 24 de ces points correspondent à des conditions indispensables pour un déroulement correct de l’inspection (par exemple, un matériel non nettoyé est systématiquement refusé afin de ne pas exposer les inspecteurs à des risques de contamination trop importants). Ces défauts sont regroupés en 10 chapitres, correspondant aux différents sous-ensembles constitutifs d’un pulvérisateur.

Le contrôle des pulvérisateurs a permis de relever plus de 426 000 défauts, soit, de façon moyenne, 3,83 défauts (hors problème de conception) ont été relevés par matériel au cours d’un même contrôle. Le premier point à noter est que tous les défauts listés ont été relevés au moins 5 fois… mais certains l’ont été plus de 20 000 ! Parmi les défauts relevés, voici le "top 10" de ceux qui l’ont été le plus souvent :

     > Imprécision du manomètre : 33 834 occurrences, soit 30,44% des contrôles (dont 5,63% d’imprécision importante). Ce défaut se rencontre davantage sur les appareils pour arbres ou arbustes (plus de 25% des cas).

  •      > Fuites : 30 019 occurrences (soit 27,01 % des contrôles). Parmi ces fuites, 5 764 sont considérées comme majeures (5,19 % des matériels). A noter que ce sont les appareils à rampes qui sont les plus concernés (30,40%) alors que les appareils pour arbustes le sont deux fois moins (15,13%).
  •      > Lisibilité de la jauge : 24 760 occurrences, soit 22,28% des contrôles. Particulièrement concernés, les appareils pour arbres (40,88%) et pour arbustes (39,61%)… Equipement trop négligé sur ces matériels, la technique de visualisation du niveau par transparence s’avère mal adaptée et s’encrasse rapidement, ne permettant plus une lecture correcte du contenu en cuve.
  •      > Déformation verticale de la rampe : 21 303 occurrences (25,12% des appareils pour cultures basses). Rappelons toute l’importance d’avoir une régularité de la hauteur par rapport à la zone à traiter afin d’obtenir une distribution homogène.     > Absence ou mauvais réglage des retours compensatoires : 15 895 occurrences (14,30 % des matériels). Ce dispositif permet de conserver le volume d’application choisi lorsque l’on coupe une partie des sorties ; il est donc particulièrement utile, mais souvent méconnu par les utilisateurs. Les matériels pour arbres ou arbustes sont particulièrement concernés avec plus de 25% des situations.
  •       > Déformation horizontale de la rampe : 18 431 occurrences (21,73% des appareils pour cultures basses). Ce défaut est souvent lié à des chocs avec des obstacles (poteaux, clôtures..) en cours de travail mais qui ne sont pas réparés immédiatement.
  •      > Adaptation du manomètre : 13 772 occurrences (12,39%). Ce poste regroupe trois défauts : plage de mesure inadaptée, graduations insuffisantes, mauvaise lisibilité… autant de défaut qui ne permettent pas une bonne lecture (donc une précision du réglage). Les appareils pour arbres sont particulièrement concernés (28%) alors qu’un petit moins de 10% des appareils pour cultures basses le sont.
  •      > Antigouttes absents ou non fonctionnels : 12 932 occurrences (11,64% des contrôles). Nous notons souvent des manques d’entretien (nettoyage + graissage) de cet organe qui permet de limiter les écoulements lorsque la pulvérisation est coupée.
  •      > Usure des buses : 9 157occurences (8,24 % des matériels). Point phare lors du contrôle avec l’utilisation de banc de mesure sophistiqués, ce défaut n’est finalement pas le plus fréquent ; le changement régulier des buses est en voie de généralisation, notamment grâce à l’impulsion des techniciens agricoles.
  •      > Pulsations au niveau de la pompe : 5 254 occurrences (4,73% dont 1% de pulsations majeures). Les pulsations génèrent des difficultés de réglage, peuvent créer une fatigue prématurée de certaines composantes.. il est donc important de les limiter soit pas ajout/réglage d’une cloche à air, mais surtout en surveillant régulièrement l’état des clapets de pompe (le cas échéant)…

Bien entendu, des défauts liés au vieillissement du matériel sont fréquemment relevés. Par exemple, des problèmes de corrosion importante sur les pièces de structure (17 428 occurrences, 15,68% des contrôles) ou sur les rampes (10 397 occurrences, 9,76%) ont pu être notés.

 

Des retours une seconde fois au contrôle ?

Après 5 années, nous n’avons vu que 249 pulvérisateurs revenir une seconde fois au contrôle. Certains cahiers des charges imposent un « diagnostic ou réglage » de façon annuelle ou trisannuelle mais cela ne se concrétise pas au niveau du contrôle obligatoire (opérations de diagnostics/réglages maintenues par les organisations professionnelles agricoles dans les secteurs concernés). Il s’agit ici, pour la majorité des appareils concernés, de revente d’occasion (les pulvérisateurs ont changé de département) pour lesquels le vendeur a demandé un renouvellement du contrôle. Cela représente en effet une certaine garantie, surtout lorsque les ventes sont faites en directe entre particulier et à des distances lointaines. Cependant, la faiblesse de cet effectif ne permet pas de dresser un quelconque bilan sur une éventuelle amélioration de leur état ou une diminution du nombre de défauts constatés par rapport au premier contrôle.